Un diplôme, c’est une fois dans une vie.
Grosse soirée avec la famille et la belle-famille pour fêter ça comme il se doit !

Un diplôme, c’est une fois dans une vie.
Grosse soirée avec la famille et la belle-famille pour fêter ça comme il se doit !

Voilà..
C’est fait..
Hier en fin d’après-midi, proclamations.
Sur les 100 étudiants de Master, 50 sont diplômés et ont fondu en larmes. Pas la petite larme au coin de l’œil en voyant le regard fier de papa-maman, non non. Le TORRENT ! Genre la figure bien rouge, les yeux bouffis et les larmes qui coulent des yeux ET du nez.
Les 50 autres dans le fond de l’auditoire qui se sont plantés et qui repassent en août étaient stoïques.
Pas de réaction, pas de larmes, rien. Genre rien à foutre quoi.
*Comme quoi après 4 ans d’études, les réactions du corps humain partent un peu en couilles !*
Les proclamations en elles-mêmes ont été longues et pénibles. Près de 30 degrés dehors, presque autant dans l’auditoire où parents, amis, famille et étudiants ont été entassés.
Évidemment, la seule fois où 400 personnes sont agglutinées l’une contre l’autre, transpirantes de sueur, de stress et d’énervement et qu’un coup de clim’ serait nécessaire, QUEDALL !
Alors que pendant 4 ans, on s’est gelé les fesses dans cet auditoire avec la clim’ poussée à fond hiver comme été.. Gommette le Parnasse !
On a tous prêtés le serment d’Hippocrate, genre “je m’engage à.., je promets de.., je jure de..” entonné en cœur par 50 personnes, façon très sectaire ! Puis l’éternelle photo de la promo, avec un photographe professionnel super maniaque qui nous a fait prendre la pause durant 20 minutes sous un soleil de plomb en attendant que Gertrude et Cunégonde veuillent bien se placer comme il l’a demandé.
On était déjà trempées par le séjour en auditoire confiné sans clim’, on a terminé la photo en nage !
Bref, on a fini la soirée au restaurant en famille pour fêter ça.
Je ne réalise pas bien en fait. Le temps est passé tellement vite. Ces 5 dernières années à l’unif sont passées à une vitesse folle, j’ai l’impression d’avoir été félicitée hier pour une première candi réussie.
Je ne me sens pas encore Kiné. Ni adulte en fait.
J’ai été chez le banquier ce matin avec papa pour obtenir un prêt et acheter mon matériel. En moyenne, j’ai pas compris 3 mots par phrase quand ils ont commencé à parler finances. C’est pas de mon âge ces conneries, j’ai l’impression que ça ne me concerne pas.
Et pourtant.
C’est bien moi qui vais me lancer en tant qu’indépendante d’ici le mois de septembre.
C’est moi qui accumule les entretiens d’embauche depuis quelques semaines, et qui dois choisir quel job me plaît le plus.
Je pensais ne pas m’y être prise à temps pour avoir un job. Finalement, on court après moi pour m’embaucher.
Je devrais flipper, paniquer sec. Mais même là..


Plus que ÇA à ingurgiter ! J-10..
Un jeu d’enfant, non ?
Et ça commence fort, heureusement que j’ai appelé C. ce soir sinon je serais arrivée demain en ayant étudié le mauvais examen..
Gomette !

Voilà.
Examen de synthèse et défense du mémoire clôturés.
Easy game. Je m’épate moi-même.
Pour l’examen de synthèse, les doigts dans le nez.
De toutes les matières sur lesquelles je pouvais être interrogées, je suis tombée sur un cas de pré-natale.
On était toutes persuadées qu’on aurait droit qu’à de la post-natale. Et-ben-non ! C’était pour moi la super question qu’on a même pas relue !
Finalement, après avoir passé 15 minutes sur les 30 dont on disposait à baver devant ma feuille en attendant un éclair d’illumination, je me suis lancée vaille que vaille. Un des membres du jury est venu me chercher pour aller dans la salle où les autres assesseurs nous attendaient.
J’ai eu du bol niveau jury aussi, que des personnes de l’école, et plutôt sympa.
Je pensais que je n’aurais rien à dire, que je bafouillerais et qu’on me dirait gentillement “vous n’êtes pas digne d’être Kiné, au revoir !”.
Ben non ! Les 30 minutes de torture se sont révélées être 30 minutes de discussion entre professionnels, mon calme m’a épatée moi-même !
Pour la postérité, je laisse ma question d’examen ici.
Pour une fois que je suis sûre d’avoir cartonné, je risque de m’en souvenir !
Situation
Femme de 35 ans, cheveux roux, 1m55, 45 kg. Institutrice maternelle.
4 grossesses, 0 parité. Attend des jumeaux. Est à 6 mois de grossesse.
A été diagnostiqué chez elle un placenta praevia.
N’a pris que 2 kg en 6 mois de gestation gémellaire.
Prescription : Kinésithérapie pré-natale. Se plaint de douleurs lombaires. Oedème important des MI.
Antécédents de Toxoplasmose, de douleurs lombaires L5-S1+++, de Rubéole, de CMV+.
A subit une laparotomie en 2001 et une appendicectomie en 1985.
Ce que j’ai répondu
J’ai commencé par faire un bilan chez cette dame pour essayer de trouver la source de ses problèmes de dos.
Analyse de l’état de la colonne lombo-thoracique. J’ai supposé qu’elle avait une hyperlordose lombaire, comme la plupart des femmes enceintes. A bien nuancer, car la prise de seulement 2 kg ne justifie pas cette hyperlordose.
J’ai ensuite vérifié si l’antéversion de son bassin dûe à son hyperlordose lombaire était dûe à une bascule de tout le bassin, ou s’il y avait eu désolidarisation entre sacrum et ailes iliaques (via le test des 2 pouces). Pas eu besoin d’aller plus loin.
Bilan rapide de la douleur, pour savoir où elle se localisait (sacro-iliaques, syndrome ilio-lombaire, …).
J’ai ensuite fait un bilan musculaire, chercher les muscles succeptibles d’être rétractés et ceux hypotoniques.
J’ai supposé un raccourcissement des muscles lombaires, carrés des lombes, psoas, droit fémoraux, … et une hypertonie abdominale à cause de la croissance des foetus et pectorale par développement des seins.
Ensuite, quelques questions pour mieux cerner la patiente : fuites ? incontinence anale ? constipation ?
Niveau traitement, je n’ai pas pu “citer” mes directives comme je le sentais, elles sont plus sorties au cours de la discussion.
Pour l’oedème des MI, j’ai visé l’aspect drainage lymphatique, activation générale (en coucher dorsal, mobilisation active des chevilles, genoux, hanches, petits exercices divertissants à visée circulatoire), avec des conseils (jambes en déclive devant la TV, douches froides sur les MI, crèmes rafraîchissantes type Venoruton, …).
J’ai proposé par la suite de l’hydrothérapie, aussi bien pour l’oedème que pour la mobilisation et la détente de la maman, très stressée après 4 fausses-couches (vu que ce sont des jumeaux, et que 4 fausses-couches précèdent cette grossesse, j’en ai déduis qu’elle résultait d’une FIV).
Après, vu que les séances ont lieu dans mon cabinet mais en hôpital, j’ai choisi d’appeler le médecin concernant le fait que la patiente n’ait pris que 2 kg, les causes des fausses-couches antérieures, …
J’ai aussi fait une échographie à la maman, pour savoir où se localisait le placenta (latéralisé = voies basses OK ; complètement marginalisé = césarienne), ce que le médecin m’a confirmé par la suite.
Puis option massage, détente et relaxation, car future maman super stressée par cette grossesse, ses risques, …
Beaucoup de conseils à donner : détente, calme, repos pour la maman vu la grossesse à risque, et arrêter le boulot vu la présence d’enfants et le risque de CMV. Les profs m’ont confirmé qu’elle était en arrêt déjà à ce moment-là.
Niveau questions, les profs ont demandé des trucs sur la rubéole, le CMV, la toxo et leurs conséquences.
Et si le fait que la patiente ait les cheveux roux m’intéressait. J’ai répondu non, mais apparemment les personnes rousses ont un PP plus relâché, donc déchirures à gogo lors de l’accouchement. A savoir pour la post-natale.
J’avais pondu d’autres trucs sur ma feuille de brouillon (visite de la salle d’accouchement, travail sur ballon pour mobiliser et prise de conscience, explication de la césarienne et du déroulement de l’accouchement, …) mais pas su le glisser dans la conversation, c’était OK comme ça apparemment.
Dernière ligne droite avant la vie “d’adulte”..
A partir de demain, dernière semaine de cours – de ma vie normalement – au Parnasse.
Elle sera brève, puisqu’en tout cette semaine, je dois avoir 8h de cours réparties entre mardi et jeudi.. Rien de bien dramatique !
Vendredi 24 avril, remise du mémoire à 11h.
Déjà clôturé depuis le 23 mars, mais il ne sera imprimé que mardi, histoire que la perfectionniste en moi puisse traquer les derniers détails jusqu’à la toute dernière minute !
Puis, c’est reparti pour 1 mois de stage, entre le 27 avril et le 22 mai.
Cette fois-ci, j’ai fait la demande pour travailler un mois en cabinet libéral chez la Kiné de mon chéri, pas bien loin de la maison.
Beaucoup à apprendre avant d’ouvrir moi-même mon cabinet sur Stockel en juillet-août..
Le lundi 25 mai, examen de synthèse. Matière des 4 années à avoir revue, pour présenter devant un jury le traitement de A à Z d’un patient au hasard.. Chaud chaud chaud !
Mardi 26 mai, on enchaîne tant qu’on est dedans, défense du mémoire, rien que ça !
Bizarrement, ce qui m’inquiète le plus, c’est ce que je vais bien pouvoir trouver à me mettre, oui oui oui !
Ensuite, 10 jours de blocus, une petite session d’examens du 9 au 19, et.. ben c’est tout !
On n’a pas encore les dates des proclamations, mais ça ne devrait plus tarder après le dernier examen..
Puis.. Grande question..
Ouverture de mon cabinet libéral sur Stockel.. d’office, quoi qu’il arrive..
Temps plein ou mi-temps à la Clinique Saint Pierre d’Ottignies ? A Clairs Vallons à Louvain-La-Neuve ? A l’UCL pour rester sur Bruxelles et être acceptée dans un hôpital universitaire ? A la Clinique Saint Michel pour leur infrastructure ?
On verra ! Faudrait que je me lance dans mes CV, lettres de motivation et compagnie aussi tiens un de ces jours !
Bref, que du bonheur pour ces prochains mois !
Ça va swinguer, autant s’accrocher..